Dans l'église de pierres grises, la jeune femme au micro lisait un poème d'amour les yeux emplis de larmes. Les fiancés étaient émus par le discour ... ou du moins la jolie future mariée. Ses cheveux blond ramené en chignon sophistiqué en haut de sa tête et le diadème en or lui donnait l'air d'une princesse. Sa robe d'un blanc immaculé tombait le long de son grand corps mince et gracieux. Son visage rayonnais de bonheur. Celui de son compagnon était plus grave mais elle ne s'en inquiètait pas. Avec son métier, sapeur-pompier, il ne souriat pas beaucoup et ne disait pas tout se qu'il pouvait ressentir en lui. Mais il lui avait dit qu'il l'aimait ... cela lui suffisait. Ils étaient tellement bien ensemble. Elle avait réussi à l'assagir. Il ne buvait plus à en perdre la raison, ses sorties entre copains s'étaient espacées et elle lui avait même appris à raisonner en adulte. Elle ne comprenait pas ses excès de « folie » où il sautait partout en riant. Trop immature. Maintenant il était l'homme parfait. D'une pression de la main elle lui fit comprendre qu'il fallait qu'il la regarde. En effet, quelques secondes plus tôt son regard perdu dans le vide lui donnait un air desintéressé.
Elle lui adressa un sourire, il lui rendit. Le jeune homme était heureux. Après tout, tout était parfait. Son métier, la cérémonie ... sa future femme. Elle était sage et patiente. Elle était sérieuse et ne se laissais pas aller à la rêverie. C'était bien pour lui. Six ans plus tôt il avait su qu'il ne pouvait plus être aussi insoucient et romantique. Son ex était le contraire parfait de sa fiancée parfaite. Déjanté et idéaliste, elle croyait comme les petites filles que l'amour à lui seul rendait heureux. Mais le bonheur avec elle aurait été trop beau comme dans les contes d'antant mais aussi risqué. Peut-être pas assez réel pour lui qui ne voulait pas decoller de la réalité rassurante. Et puis il aimait une autre maintenant. Il en était persuadé. C'était son mariage et l'image d'un fantôme n'était pas la bienvenue. Même un fantôme qui lui avait permis à l'époque de revivre et d'être enfin entendu. Le prête s'avança alors ... la fillette d'une de ses cousines s'avança également, un coussin blanc posé sur ses petites mains. Les alliances étaient là. Deux petits cercles d'or qui lieraient sa vie à jamais avec celle de sa « femme ». Il eu un sourire en coin en se rappelant que son ancien amour n'aimais pas l'or ... l'argent était plus pur disait-elle. Le moment où le prête prononçait la célèbre et inutile phrase de « si quelqu'un à quelque chose à dire, qu'il le dise maintenant où se taise à jamais » arriva. La porte de l'église s'ouvrit alors laissant un flot de lumière venant pourtant d'un ciel couvert se deverser dans le lieu sacré en projetant une ombre noire jusqu'aux pieds des futurs époux.
A suivre ...
Désolé pour les eventuelles fautes d'ortographes ...